La mystérieuse affaire de Styles

Pour la première participation au challenge Agatha Christie de George, j’ai choisi la première enquête du célèbre détective Hercule Poirot.

. les quatreLa mystérieuse affaire de Styles
Agatha Christie

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Angleterre, durant la première guerre mondiale,

Le capitaine Arthur Hastings, âgé de trente ans, blessé, est rapatrié de France pour une permission. Lors de son séjour dans une maison de repos, il rencontre un vieil ami John Cavendish qui lui propose de venir passer sa convalescence dans sa résidence à Styles, dans le comté d’Essex. Hastings accepte cette invitation avec joie, car il conserve de très bons souvenirs de cette région et de la famille Cavendish, qu’il connaît depuis sa jeunesse. Avant leur arrivée à Styles Court, John dresse un portrait des personnages qui habitent désormais la demeure…

Sa mère Emily, qui est en fait sa belle-mère, soixante-dix ans, seule héritiaire-gestionnaire des biens familiaux et propriétaire de la maison Styles. Une femme autoritaire et généreuse.
Alfred Inglethorpe, le nouveau mari d’Emily et son ancien secrétaire, de vingt ans son cadet. Un homme obscur, secret, qui se cache derrière une barbe. Tous le considèrent comme opportuniste et obséquieux avec Emily. Il paraît fourbe et dissimulateur.
Lawrence Cavendish, le frère de John, ancien étudiant en médecine, un jeune homme fragile et poète qui souhaiterait se lancer dans une carrière littéraire, mais sans grand talent.
Evie Howard, la gouvernante et dame de compagnie d’Emily, est une jeune femme brave et travailleuse. « Pas particulièrement jeune ni jolie, mais un cœur d’or. » Elle a aussi un lien de parenté avec Alfred Inglethorpe, mais ne le clame pas car entre eux, l’antipathie est forte.
Et sa femme, Mary Cavendish, une belle femme au tempérament affirmé.
Hastings fera aussi la connaissance de Cynthia Murdoch, une infirmière de la Croix-Rouge, qui loge depuis près de deux ans à Styles. Fille d’une ancienne camarade de pensionnat d’Emily, elle s’est retrouvée dans la nécessité après le décès de sa mère. Emily, dans sa mansuétude, « l’a prise sous son aile ».

L’accueil fait à Hastings est chaleureux et la maison est hospitalière. Le capitaine, séduit par les deux femmes, Cynthia et Mary, est bien plus à son aise que dans la maison de santé impersonnelle et piteuse où il effectuait son rétablissement. Toutefois, il arrive à pressentir une ambiance un peu nébuleuse, voire mauvaise. Des mots mordants et rogues fusent derrière les portes. Emily paraît courroucée et se dispute avec ses beaux-fils qui sont souvent désargentés. Même Evie ne trouve pas grâce à ses yeux et sur un instant de colère, l’indispensable « femme à tout faire », fait sa valise et claque la porte, laissant à Hastings le soin de veiller sur sa patronne bien aimée. Survient un autre personnage, le docteur Bauerstein ami de Mary. Grand expert en toxicologie, il se repose au village suite à une dépression.

Dans les rues de Tadminster, le village le plus proche, Hasting croise à sa grande surprise, Hercule Poirot. Cet homme est un illustre détective qu’il avait rencontré en Belgique. Leur enthousiasme est tel qu’ils manifestent leur plaisir dans une fervente embrassade en plein milieu de la rue. « – Mon bon ami Hastings ! Mais oui, c’est bien mon bon ami Hastings ! – Poirot ! … Poirot était un homme au physique extraordinaire. Malgré son petit mètre soixante-deux, il était l’image même de la dignité. Son crâne affectait une forme ovoïde, et il tenait toujours la tête légèrement penchée de côté. Sa moustache, cirée, lui conférait un air martial. Le soin qu’il apportait à sa tenue était presque incroyable, et je suis enclin à penser qu’il aurait souffert davantage d’un grain de poussière sur ses vêtements que d’une blessure par balle… Il avait été en son temps, l’un des plus fameux inspecteurs de la police belge. Doué d’un flair prodigieux, il s’était en effet illustré en élucidant les cas les plus mystérieux de son époque. » Poirot a fui son pays à cause de la guerre et se fait héberger par Emily, avec d’autres compatriotes, dans une petite maison du village.

Le décor est planté, vient « la nuit de la tragédie ».

En pleine nuit, Hastings est réveillé par Lawrence. Dans la chambre d’Emily, un son rauque de suffocation se fait entendre et la porte de la chambre est close de l’intérieur. Tous, à présent éveillés, se rejoignent  pour défoncer la deuxième porte qui sépare la chambre d’Emily de celle de Cynthia. Emily a un malaise et est prise de convulsions. Dans un moment de lucidité, elle parvient à ânonner quelques mots rassurants pour aussitôt, dans un cri sourd, trépasser en un dernière spasme.

Poirot est appelé. C’est une mort par empoisonnement causée par la strychnine. Les méninges de Poirot vont œuvrer… Hastings prendra notes… L’inspecteur-chef Japp, aussi ! Les suspects vont défiler jusqu’à la scène finale de l’inculpation.

Ce livre est un petit plaisir. Une gourmandise que l’on savoure avec délicatesse, en s’essuyant les commissures des lèvres avec un petit carré de baptiste blanche. Dès les premières pages, nous nous attendons à la mort d’un des personnages. J’ai passé scrupuleusement les caractères des protagonistes au fil de ma « soupçonnite » aiguë. La femme, belle, qui semble infidèle, la gouvernante, vieille fille, dévouée et peu loquace, le mari, profiteur-arriviste, les fils déshérités et ruinés, un médecin un peu bizarre et une jeune femme, aimable et gentille, peut-être trop ! Jusqu’à la petite bonne. J’ai trouvé des intrigues et des indices dans chaque acte, chaque parole… la façon de verser le thé, d’aborder une conversation, de bouger un bibelot, de préparer une médecine… J’aime ce petit homme maniéré, ses mimiques, ses agacements, son humanité qu’il dissimule sous des airs suffisants. Je connaissais les enquêtes d’Hercule Poirot à travers la série télévisée, mais j’ai beaucoup aimé lire les mots d’Agatha Christie. Elle rend les scènes si vraies, que j’ai été transportée dans ce petit village de campagne désuet, dès les débuts racontés par Hastings. Pour la conclusion, mes conjectures étaient bonnes au commencement, fausses au milieu de l’enquête, et complétement azimutées à la fin. Pour l’instant, je suis une mauvaise détective, mais je vais persévérer et prendre à mon tour, des notes de mon mentor.

George, merci ! Je rempile avec « Le crime du Golf », deuxième livre avec Poirot… .

.. Billets chez Pimpi, Alice, Isabelle, Antoni,

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4 réflexions au sujet de « La mystérieuse affaire de Styles »

  1. Commentaires
    Je ne l’ai jamais lu celui-là, mais il me tente bien, j’adore Poirot !
    Commentaire n°1 posté par Irrégulière le 05/03/2011 à 10h03

    C’est le premier de la série. Et ouiiii, c’est bien !!! On découvre un Poirot un peu perdu au début. Il est hébergé charitablement par la famille Cavendish, et on voit bien qu’il se sent misérable à la limite du pitoyable (et ça me peine). Il a besoin de se sentir motivé. Cette enquête va le sortir de sa monotonie, être une jouvance. Pour moi, il est un personnage historique au même titre que Charlemagne ou Napoléon.
    Bon WE !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 05/03/2011 à 10h32
    Honte à moi, je ne les aie jamais lu –‘
    Mais tu m’as donné envie de sauter le pas !
    Merci d’être passée !
    Commentaire n°2 posté par Luna le 05/03/2011 à 10h43

    Ben, tu vois, je commence…
    Merci à toi, la première !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 05/03/2011 à 11h45
    ah je n’ai jamais lu celui-ci.
    Commentaire n°3 posté par Lilibook le 05/03/2011 à 13h12

    Après l’avoir lu, je pense qu’il est essentiel à notre bibliothèque ! Je vais lire les autres…
    Passe un bon WE !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 05/03/2011 à 14h42
    je suis contente qu’il t’ait plu! j’ai prévu de le lire aussi ! j’ai lu « nouvelles policières » dont une des nouvelles est menée par POirot, et comme toi j’ai adoré le petit bonhomme !
    Commentaire n°4 posté par George le 05/03/2011 à 14h38

    George, mes deux lectures de la romancière datent de ma prime jeunesse, je devais avoir 12-13 ans, donc j’en garde un souvenir très vague. Etant une fan de la série télévisée, je ne voyais pas la nécessité ou plus exactement le besoin, de la lire. HEUREUSEMENT, que tu as eu l’idée de ce challenge. Comment, jusqu’à présent, suis-je restée indifférente à tout ce que j’aime ??? Les lieux, l’ambiance, le personnage Poirot (qui manque de sexytude, mais qui pourrait bien me faire fantasmer !), l’époque…
    Je n’ai pas encore le deuxième volume, j’en ai acheté d’autres, mais il me manque « Le crime du golf ». Zut ! je vais devoir patienter…
    Alors un grand merci !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 05/03/2011 à 14h56
    Coucou Syl^^

    en plein dans les enquêtes

    le prochain ce sera Poirot qui mènera l’enquête celui que j’avais lu c’était pas lui…
    Passe un bon week-end je continue Dracula
    Gros bisouxx.
    Commentaire n°5 posté par strawberry le 05/03/2011 à 16h43

    Alors, mes salutations au très cher ! J’ai lu la suite aussi et il paraît plus… humain !
    Tu verras, Poirot est attendrissant.
    Bisous…
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 05/03/2011 à 18h02
    Je suis contente que ce livre t’ait plu ! Je l’ai lu avant de tenir mon blog et je suis d’accord avec toi : ce livre est indispensable à toute bibliothèque qui se respecte (d’ailleurs, il est l’un des deux Hercule Poirot que possède ma bibliothèque municipale).
    Bonne lecture du Crime du golf ! Il reste à ce jour mon préféré.
    Commentaire n°6 posté par Sharon le 05/03/2011 à 20h40

    Bien… Je dois passer commande ! Ta bibliothèque ne possède que deux Poirot ??? Mais c’est un bibliobus !
    Bisous et bonne reprise de quoi tu sais… Mot tabou, encore un laps de temps…
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 05/03/2011 à 20h42
    Non, c’est une vrai bibliothèque qui s’appelle « Bibliothèque Jules Verne ». Dis-moi juste un nom d’auteur et je te dirai qu’ils ne possèdent aucun de ces livres (Franck Thilliez, Viviane Moore, Mauriac, Tatiana de Rosnay, Marie Sizun … ne sont pas sur leurs étagères).
    Merci (je dois remplir les bulletins pour jeudi).
    Commentaire n°7 posté par Sharon le 06/03/2011 à 12h07

    Ils ont du Verne au moins ? Bisous
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 06/03/2011 à 18h10
    Je crois qu’ils en ont un – pas sûre, il faut que je vérifie.
    Bisous.
    Commentaire n°8 posté par Sharon le 06/03/2011 à 21h00

    Bonjour Sharon, Du soleil pour la reprise du travail. Je te souhaite quand même du temps pour des petits plaisirs.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 07/03/2011 à 08h33

    Salut Syl, bravo pour cet article très complet et reprenant astucieusement certains passages du livre. Une mention spéciale pour ton titre car c’est LA phrase que rêvait de prononcer Hercule Poirot depuis le début de cette enquête.

    Pour ma part, j’ai passé un excellent moment à Styles Court et reviendrai assurément un jour prochain dans l’univers d’Agatha Christie. Pour l’heure, je me suis permis d’ajouter un lien vers ton article dans celui que j’ai moi-même rédigé. Dès lors, je te propose, si tu le souhaites, de passer voir cela sur mon blog, pour me dire, le cas échéant, ce que tu en penses.

    Note : récap’ des lectures d’octobre du challenge à paraître première semaine de novembre, au retour des vacances !!!

    A bientôt…
    Commentaire n°9 posté par Antoni le 24/10/2011 à 11h09

    Bonjour Antoni ! Je viens te lire… et je prendrai ton lien.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 25/10/2011 à 09h37

    • C’est la première histoire de Hercule. Je trouve ça touchant ! Il est un peu intimidé au début. On peut perdu aussi, d’avoir été obligé de fuir son pays.
      A lire Lystig !

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