Un auteur et ses mots, 10

« La campagne à l’entour est uniformément calme et verdoyante, emplie de mares et d’étangs cachés dans les bois ou derrière les bocages, parcourue de rivières si lentes qu’elles parviennent à arrêter le ciel. Tout ce qui s’y reflète se fige pareillement ; les arbres s’immobilisent, la brise retombe. Le passant égaré dans ces parages se croit pris dans l’univers muet d’un de ces tableaux à l’ancienne qu’on trouve parfois au hasard d’une brocante, où chaque élément du décor, à force de raideur convenue, paraît s’imbriquer dans un ensemble de signe dont on a perdu la clef. On voudrait s’en aller et on n’y arrive pas, on ne peut que rester sur place, à regarder sans comprendre. »

Le Chant du seringat la nuit
de Marie-Thérèse Humbert


Tableau de Pierre Bonnard

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