La princesse de Montpensier

Deuxième livre du challenge « Demoiselle de Lettres »

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Histoire de La princesse de Montpensier
Madame de Lafayette

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Classique de la littérature du XVIIème siècle écrit par Madame de Lafayette, ce récit fictif retrace les amours tumultueuses de la Princesse de Montpensier, de 1563 à 1572, lendemain de la Saint-Barthélémy.

Il était une fois une jeune fille de treize ans d’une beauté étincelante. Unique fille du marquis de Mézières, elle était destinée au duc de Maine. Mais, les émois de la jeunette allèrent vers le frère de son prétendant, le duc de Guise qui en était très amoureux aussi. Taisant leur amour, ils rêvèrent de romances et d’épousailles.

L’époque voyait la France s’écarteler. Des conflits, des antagonismes religieux entre protestants et catholiques, une guerre civile, des ambitions démesurées, la violence dominait la vie et les coeurs.
Les alliances changèrent et, pion maître d’un échiquier, on trouva plus judicieux de marier la demoiselle au prince de Montpensier, ce qui créa une rivalité entre les deux hommes.
L’histoire le voulut ainsi ; fille loyale et soumise, elle cacha sa passion et devint princesse de Montpensier.

Les guerres, les trahisons et les pactes se succédèrent. Laissant sa jeune épousée aux bons soins de son mentor et ami le comte de Chabannes, le prince partit batailler. Le comte était un homme sage, digne et estimable, il fut donc un confident sincère pour la jeune femme, leur amitié s’épanouit… ainsi que l’amour de l’homme pour la belle.
La vertueuse princesse, par sa beauté et son esprit, charme les faibles mortels et poignarde d’amour les plus grands ; son mari le prince de Montpensier, son dépositaire de secrets le comte de Chabannes, son amour de jeunesse le duc de Guise et par une journée belle près de l’eau, le duc d’Anjou.

La nouvelle est un drame. Nous sommes spectateurs de concupiscences, d’hymens malheureux et politiques, de jalousies et de courroux sanglants. Les pions s’agitent dans une tempête et l’intensité des sentiments les perd. Pauvre princesse de Montpensier, sa douceur et sa beauté seront sa défaite, n’ayant pas su différencier la faiblesse ou la nostalgie d’un amour à celui fort, pur et authentique d’un autre.


J’ai eu plus de plaisir à écrire ce billet, à faire quelques recherches sur les personnages historiques qu’à lire cette nouvelle. Madame de Lafayette témoigne impassiblement et énumère les faits et les amours contrariées avec distance. Je n’ai donc pas eu de compassion pour la princesse qui, faible et impuissante, brave les convenances vers la fin mais se laisse dépérir par la suite. Le seul personnage qui m’a inspiré de la sympathie est le comte de Chabannes, figure du romantisme en plein début du baroque.

« Enfin la passion du comte de Chabannes le portait si naturellement à ne songer qu’à ce qui pouvait augmenter le bonheur et la gloire de cette princesse qu’il oubliait sans peine les intérêts qu’ont les amants à empêcher que les personnes qu’ils aiment ne soient avec une si parfaite intelligence avec leurs maris. »


Photos du film de B. Tavernier – Sortie le 03.11.10
Portrait n°1 : Henri de Lorraine, Duc de Guise
Portrait n°2 : Le prince Henri de France, Duc d’Anjou

 

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Une réflexion au sujet de « La princesse de Montpensier »

  1. Commentaires
    Il m’intéresse ! Noté !
    Commentaire n°1 posté par Theoma le 02/11/2010 à 16h21

    Bonsoir, Je serais curieuse de lire ton billet. Si tu te décides à le passer un jour, n’oublie pas de me faire signe. A bientôt…
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 02/11/2010 à 19h51
    J’apprécie agréablement cette « version » de l’histoire de la Princesse de Montpensier. Belle écriture, respectant l’état d’esprit de Madame de Lafayette. Bravo!
    Commentaire n°2 posté par nathalia le 03/11/2010 à 08h56

    Merci. Je suis contente de recevoir ce compliment venant de toi…
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 03/11/2010 à 11h31
    OUh là là, voilà une lecture qui ne me rajeunit pas !!!
    Commentaire n°3 posté par liliba le 03/11/2010 à 20h57

    Lecture estudiantine ? Et puis tu exagères ! Il n’y a pas longtemps, tu soufflais tes 20 bougies.
    Puisque je t’ai… Va voir ma chronique « La roulotte sur le départ » et ouvre les yeux grands, libère tes méninges, décontracte toi… tu as un message…
    PS : Quand tu chausseras le short étoilé et le bustier rouge de YS, n’oublie pas la photo ! Tu seras au top Wikio.
    Bonne nuit…
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 03/11/2010 à 21h14
    hi hi, fou rire du matin, ça fait du bien !
    Commentaire n°4 posté par liliba le 04/11/2010 à 09h15

    Oh oui ! Je te souhaite une belle journée.
    Je passe à ton second message (chouette, chouette…)
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 04/11/2010 à 09h37
    Ce livre m’intéresse aussi. Maintenant, quand parviendrai-je à le lire et à le chroniquer…
    Commentaire n°5 posté par Sharon le 12/11/2010 à 20h39

    Lecture en moins d’une heure pour cette histoire, car cette nouvelle est suivie par « La comtesse de Tende ». Un récit classique, à lire. Si tu rédiges un billet, tu me le signaleras ? Curieuse de voir tes impressions. Nathalia l’a lu aussi et a mis une critique très intéressante (voir le lien).
    A+
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 12/11/2010 à 20h57

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